Et toi, tu le vois comment le futur de la musique?
Alors que tout le monde s’affaire à trouver des solutions pour l’avenir de l’industrie musicale, il est très intéressant de se demander comment la musique sera consommée dans 10, 15 ans.
Qui aurait imaginé il y à 20 de ça, que la musique serait massivement dématérialisée, et que le futur de l’industrie se trouverait en partie lié à internet? Vous allez me dire que certaines personnes y ont sûrement songé, mais avec certainement beaucoup d’imagination. Alors même si la question restera sans réponse, elle a le mérite d’être posée. Car en effet, il est impossible d’envisager précisément comment nous consommerons la musique dans 10 ans, mais il est possible de dégager des tendances, et d’émettre des hypothèses. C’est ce que je vais essayer de faire, et d’exposer mon point de vue sur le sujet.
Le Cloud Computing (définition wikipédia)
Tout d’abord, certains experts voient dans le Cloud Computing l’avenir de la musique. C’est à dire le fait de dématérialiser encore plus la musique au point de ne même plus la posséder numériquement, et d’avoir sa bibliothèque stockée sur internet, et non plus sur son disque dur. Je suis de cet avis, car des sites comme Deezer et Last.fm (pour rester mainstream) imposent leurs méthodes et leurs modèles. La musique devient ainsi de plus en plus accessible directement via internet grâce au streaming, et il n’est aujourd’hui déjà plus indispensable de la posséder. De plus, les avancées technologiques nous permettent d’espérer rapidement avoir un accès haut débit à la musique via le mobile grâce à la couverture 3G et ses futures améliorations. Ainsi via des appareils type iPhone, nous serons bientôt capables d’écouter notre musique en streaming sur notre mobile, et ça de n’importe où. Néanmoins cette configuration ne sera sûrement accessible que dans quelques années (5 environ), car il faut que le marché atteigne une maturité aussi bien au niveau de l’adoption du Cloud Computing dans les pratiques courantes, qu’au niveau de la pénétration du parc mobile compatible 3G sur le marché.
Des données sur l’écoute exportable et interopérable
De ma propre analyse, je pense qu’un OpenID spécifique à la musique et aux sites musicaux en général est nécessaire. Car si pouvoir accéder à sa musique online semble terriblement pratique, ne pas avoir de bibliothèque musicale, et de cohérence dans son répertoire peut s’avérer plus dérangeant pour certains amateurs. J’imagine donc plutôt un accès à une base de donnée globalisée de musique, avec un OpenID Musique qui ouvre les portes de la bibliothèque que l’on possède. Par ailleurs, cet OpenID pourra être utilisable sur tous les sites musicaux, et contiendra les données d’écoutes de toutes les plateformes pour pouvoir segmenter au mieux l’utilisateur et être encore plus pertinent sur les recommandations. Ainsi toutes ces données seront conservées dans un compte à part, avec des playlists exportables, l’historiques des titres joués, (etc) et seront importables sur les autres plateformes. Une sorte d‘identité musicale portable.
Une base de donnée musicale mondiale de référence
Dans le paragraphe précédent j’évoque l’accès à une base de donnée globalisée car j’imagine dans 10 ans que la majorité des catalogues sera accessible via une base de donnée musicale mondiale et que les startups pourront accéder à prix réduit à cette playlist géante pour offrir aux utilisateurs des services encore plus innovants sans coûts exorbitants d’acquisition de catalogues. Ce système permettrai d’instaurer une licence globale fonctionnelle avec une centralisation de l’accès et de l’écoute de la musique pour enfin pouvoir redistribuer équitablement les revenus aux ayant-droits. Cela reviendrai à adopter une politique mondiale pour s’adapter aux nouveaux comportements consommateurs et monétiser cette nouvelle économie.
Le contenu inclus dans le support
Certains affirment que dans quelques années, nous achèterons notre iPod ou notre lecteur mp3 avec 5000 chansons déjà intégrées. Je ne pense pas que ces pratiques seront adaptées au marché de la musique dans 5 ans, car la dématérialisation va encore plus loin que la numérisation. A moins d’acheter l’accès à 5000 titres en streaming illimité sur un iPod qui aura alors une connexion 3G pour lire ces titres de n’importe où, je ne crois pas que le consommateur voudra de ce type d’offres là. Il faudra faire payer l’accès à la musique, et non pas la musique en elle-même.
Bien sur ce ne sont que des réflexions personnelles que n’engagent que moi, je vous invite donc à partager votre avis sur les futurs modes de consommation de la musique, et réagir concernant ma vision des choses.
Je vous demande donc à mon tour : Et toi, tu le vois comment le futur de la musique?



19. déc, 2008 






À Propos de l'Auteur :
J’aime beaucoup ton dernier point.
J’ajouterais une consommation de la musique qui tend vers une consommation d’une expérience musicale via le concert ou autre event digital collectif (concert en ligne avec webcam, possibilité de chater en vidéo avec les personnes qui regardent un concert en étant dans le même univers musical)
Et puis rêvons un peu, des hologrammes partout !!!
des rééditions de compil tektonik, voilà ce qui nous attend dans le futur….
Un peu trop informaticienne comme conception de la musique je pense. Le concept de déporter la musique, de ne pas la posséder était le postulat des services par abonnement à la Napster. Hormis la frange qui consomme la musique de manière purement informatique justement, ça n’a pas pris. Payer l’accès à la musique, c’est ce vers quoi s’était lancé aussi mp3tunes (qui change de modèle tous les 6 mois), sans succès
On peut déjà streamer sa bibliothèque sur son iPhone via SimplifyMedia. Microsoft a en revanche avorté (pour l’instant) un projet qui consistait à faire la même chose (pour l’audio comme pour la video) sur tous ses devices Windows Mobile
Pour l’uniformisation selon les services, belle idée, mais déjà côté backend cela n’existe pas aujourd’hui alors côté client…
@vivamusica : je suis d’accord avec toi, et SFR est en train de lancer son LiveConcert. Mais j’ai encore du mal avec la dématérialisation du concert :s
@Sylvain : c’est pour moi ce qui risque de changer d’ici 5 à 10 ans, et c’est vrai que l’application de ces prévisions risque d’être compliquée. Pour faire payer l’accès à la musique, il faut un socle commun, une interopérabilité totale, et un marché plus mature (d’où les échecs jusqu’à présent). T’as raison, c’est pas gagné…
La musique dans le futur ? je n’ai pas vraiment d’idée sur ce sujet seulement que la zic ne s’écoutera plus comme moi j’ai pu le connaitre en AM sur les stations de Europe 1 ,France inter ou Radio Luxembourg. A cette époque les majors rêgnaient en maitre sur la diffusion des titres au point de ne pouvoir rien enregistrer au magnéto .Bien entendu l’animateur avait reçu les consignes nécessaires pour cela ,à savoir bien tchatcher afin la fin du titre .
La Fm avec sa multitude de stations mais surtout internet et sa diffusion à la demande ont changé la donne .Plus question de suivre la méthode imposée par les majors .
Les titres pour ceux qui veulent rester par crainte ou par honnèteté dans la légalité pouvent s’acheter à l’unité et non plus par album entier.
Pour les autre ,internet permet avec les logitiels adaptés de se faire une bonne bibliothèque.
Étrange tout de même mais les artistes peu connus sont pour le téléchargement (mieux vaut être copiés que ignorés )
Pour les autres souvent de gauche et fiscalement réfugiés à l’étranger ils en sont bien entendu contre au point d’en signer des pétitions.
L’avenir de la zic ? je n’en sais trop rien mais une chose est sure .Les majors ont perdu la main.
Les majors ont peut être perdu la main, mais il en prenne conscience et c’est beaucoup plus facile pour eux d’appréhender cette consommation nouvelle, car ils ont les moyens de se tourner vers cette nouvelle économie. L’innovation les force à réagir et à se tourner vers un coeur de métier autre que la simple édition et promotion de la musique.
La musique dans 5-10 ans sera en accès libre, avec une intro publicitaire au début de chaque morceau, sauf si c’est FRance Télévision qui l’a distribue… Seul moyen selon moi de combattre à arme égale le téléchargement dit illégal.
A moins que dans 5-10 ans la publicité n’existe plus… mais je n’y crois pas trop.
Dans la VOD, un test de ce type est en cours, chez CDIsC*unt, que je pense les majors de musique surveillent.
Mais ce n’est que mon avis, et c’est vrai que cette question me turlupine, tellement la réponse parait nébuleuse.
cordialement
nouchema
Je ne pense sérieusement pas que l’intro musicale sera de rigueur d’ici 5 ou 10 ans. Il faut optimiser l’expérience utilisateur au max pour pouvoir contrer l’offre illégale, et dans le cas de la musique, elle serait trop gâchée par de la pub audio, alors qu’elle est acceptable pour l’industrie cinématographique.
Encore une fois, c’est un avis perso, peut-être qu’un jour nous accepterons de la pub avant chaque morceau, mais ça m’étonnerait.